Des organisations de Droits Humains du Sud’Est dénoncent la bastonnade violente perpétrée par 5 agents de l’Administration Pénitentiaire contre les femmes détenues à prison civile de Jacmel

Vingt cinq (25) femmes détenues à la prison civile de Jacmel dont deux (2) mineures ont été sévèrement passées à tabac par cinq (5) agents de la Direction de l’Administration Pénitentiaire les 7 et 8 mars 2021.

En effet, après une visite de Fanm Deside, une responsable au niveau du ministère à la condition féminine et aux droits de la femme, un représentant de l’Office de la protection du citoyen ce mardi 9 mars 2021, selon les témoignages reçus, suite au constat que nous avons fait, plusieurs agents de l’administration pénitentiaire nationale (APENA) de Jacmel ont agressé physiquement et verbalement les femmes qui sont dans cette prison civile.

Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 10 mars 2021, plusieurs organisations de Droits Humains du Sud’Est se sont prononcées sur e dossier de ces victimes de bastonnade, de voies de faits suivis de graves blessures, perpétrés sur leurs personnes. Composé de Fanm Deside, RESEDH (Réseau Sud’Est de défense de Droits Humains), Société Macaya (SOMA), la Jeune Chambre Internationale de Jacmel, OJEDESE (organisation des Jeunes pour le Développemen du Sud’Est), le Bureau d’Assistance Légale (BAL) appuyé par la Coordination régionale du MCFDF/Sud’Est, cette commision de dénonciation a dénoncé puis alerté les opinions publiques régionales, nationales et internationales sur les actes bastonnades subits par les détenues.

Suite à ces actes de violence d’une extrême cruauté, ces femmes sont dans une situation où leur état de santé laisse à désirer, et que, certaines d’entre elles ont une hémorragie fulgurante, d’autres ont des contusions, hématomes et blessures physiques visibles, qui nécessitent une intervention médicale urgente et appropriée. Soulignons que ces femmes sont doublement victimes car beaucoup d’entre elles sont entassées dans une detention preventive prolongée allant de 12 mois à 8 ans sans être jugées.

Les agents agresseurs ont saisi l’occasion de la Journée Internationale de lutte pour le Rescpect des Droits des Femmes pour perpétrer malencontreusesment cette série de violences contre les femmes, a regretté la commission.

Nous exigeons que justice soit rendue le plus rapidement possible à ces prisonnieres. Et précisons qu’il y a de celles-là qui doivent recevoir des soins medicaux sans delai. Nous demandons aux autorités judiciaires, au lieu de faire des diversions, de cesser leurs complicités dans cette action malhonnête et de diligenter une enquête sérieuse pour mater les policiers ou policières responsables de cette barbarie, a t-elle martelée.

Bureau de Communication Fanm deside

Updated: 10 mars 2021 — 22 h 12 min

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